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Le Studio-Théâtre et le Théâtre Jean Vilar sont nés il y a longtemps d'un même rêve d'aventure théâtrale solidement ancrée dans Vitry. Depuis plusieurs années, des collaborations se sont construites avec l'idée de réunir nos particularités pour soutenir ensemble la création artistique.

Cette saison, à l'occasion des Transversales, festival des arts mélangés de Méditerranée initié depuis trois ans par le Théâtre Jean-Vilar, nous nous associons autour de la programmation du spectacle de Henri jules Julien De la justice des poissons. Il sera suivi d'une rencontre sur la question des représentations symboliques entre Orient et Occident.

Samedi 7 avril au Studio-Théâtre

REPRÉSENTATION à 20h30

De la justice des poissons

dialogue avec une idée de philosophie politique

de Henri jules Julien / Cie Haraka Baraka
spectacle en français et en arabe suivi de la rencontre Représentations symboliques entre ORIENT et OCCIDENT.

"Avec De la justice des poissons, on tente de s'approcher de l'autre en se rendant compte que l'intercompréhension ne va décidément pas de soi, et qu'il serait sans doute plus prudent de miser sur la non-compréhension pour approcher l'autre."
Henri jules Julien

Henri jules Julien propose aux spectateurs de faire l'expérience qu'une même idée exprimée de la même manière n'a pas le même sens selon l'endroit du monde où elle est formulée, selon la personne qui la dit.
Sur scène, la comédienne et chanteuse syrienne Nanda Mohammad nous conte un récit trois fois de suite, de façon légèrement différente à chaque fois. Ce récit commence par une très vieille histoire, celle des villes refuges de l'Ancien Testament qui protègent ceux qui ont tué par accident, de la vengeance des proches de la victime.
A travers ce récit, Nanda Mohammad établit un parallèle entre cette coutume biblique et notre époque et nous interroge : "Nous, les habitants des villes européennes, n'avons-nous pas une part de responsabilité dans les désastres qui se produisent loin de chez nous, par le simple fait que nous sommes riches ?".
Puis elle reprend le récit et remplace le "nous" par le "ils". La question devient : "Eux, les habitants des villes européennes, n'ont-ils pas une part de responsabilité dans les désastres qui se produisent loin de chez eux, par le simple fait qu'ils sont riches ?".
Enfin, pour la troisième fois, le texte est repris en arabe. Comprenons-nous tous la même chose quand on
aborde ces questions ?
Ainsi la même idée n'est plus tout à fait la même idée, on pensait s'être compris et on perçoit que ce n'est pas le cas.
Avec un humour habile et une perspicacité maligne, Nanda Mohammad prend à témoin, sème le trouble, déconcerte. Avec elle sur scène, le contrebassiste David Chiesa se mêle au débat, s'insinue, tantôt distant et lointain, tantôt proche et intime.

DISTRIBUTION

Conception, écriture et mise sur scène : Henri jules Julien
Avec Nanda Mohammad, David Chiesa (contrebasse)
Lumières : Christophe Cardoen

PRODUCTION

Production : Haraka Baraka, CCAM scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy, Ville de La Chaux-de-Fonds, ABC La Chaux-de-Fonds
avec l'Aide au Projet de la DRAC Île-de-France, avec l'aide de la SPEDIDAM, avec le soutien de L'échangeur Bagnolet, Le Théâtre Athénor Saint-Nazaire, le Lycée Français du Caire
Remerciements à Aziz Hilal, El Warsha Theater Company, Lycée Français du Caire, Jean-Baptiste Schroeder

TARIF UNIQUE

5 €

DURÉE DU SPECTACLE

50 minutes

RÉSERVATION auprès du Théâtre Jean-Vilar

01 55 53 10 60

RENCONTRE à 21h30

Représentations symboliques entre ORIENT et OCCIDENT

avec Henri jules Julien, metteur en scène, Katia Kameli, réalisatrice et artiste visuelle, Fida Mohissen, auteur, metteur en scène et Khaled Sid Mohand, journaliste et modérateur de cette rencontre.

Henri jules Julien

metteur en scène et producteur aux Ateliers de la Création pour France Culture, il vit au Caire depuis quelques années et a multiplié les initiatives pour présenter les artistes égyptiens et syriens sur les scènes européennes.

Khaled Sid Mohand

est journaliste indépendant pour plusieurs médias et spécialiste des mondes arabes contemporains, il a notamment été correspondant du journal Le Monde, et collaborateur de France Culture pendant une dizaine d’années.

Katia Kameli

réalisatrice et artiste visuelle, son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique nationale et internationale. Ses œuvres seront prochainement visibles à la Biennale de Dakar en 2018. En 2006 et 2011, elle a dirigé et produit Bledi in Progress et Trans-Maghreb, des plateformes vidéo basées à Alger pour de jeunes réalisateurs venus d'Algérie, du Maroc et de Tunisie.

Fida Mohissen

auteur de ô toi que j'aime, metteur en scène de Rituels pour des signes et des métamorphoses de Saadaallah Wannous (2009), Le livre de Damas et des prophéties (d'après Le Viol et Un jour de notre temps) de S. Wannous (2012). Ô toi que j'aime, sa prochaine création prévue en 2018, s'inspire de son parcours commencé en Syrie.

© Eric Sneed